C’est la fin des temps… si ça continue !

Par défaut

C’est la fin des temps… si ça continue !

C’est la fin des temps… si ça continue !

Il est un triste constat à faire, nos sociétés se perdent par endroits, sous l’apparence d’évolution. J’en veux pour preuves et pêle-mêle, en thèmes sociétaux actuels et polémiques en France, le mariage homosexuel, la GPA, la PMA, les religions et leur immiscion dans notre République ou pas, ou encore l’immigration et surtout ses conséquences qu’on ne mesure même plus dans leur impact à court terme.

La France est réputée ouverte et généreuse, et intelligente, mais à force d’ouvrir, de chercher et de se chercher, elle va finir par se perdre. Voilà mon sentiment.

Vivre ensemble … Un thème qui fait débat maintenant partout, à droite comme à gauche. Un thème qu’on ne sait même plus traiter, entre les uns et les autres qui composent souvent cette bien-pensance, cette assurance, cette certitude de pensée, et même trop souvent avec un égarement de pensée effrayant, à mon humble avis.

Vivre ensemble, c’est quoi ? C’est la réponse à cette quête identitaire entre des « gaulois réfractaires » bien ancrés, et des immigrés ou des migrants venus d’ailleurs cherchant l’ancrage, ou à l’opposé le refusant. Et on la cherche cette réponse… et on se perd, on se perd…

Un seul maître-mot devrait raisonner devant cette crise existentielle, c’est celui de « repères ».

La perte de « repères » et de marqueurs qui rassurent, nous la connaissons en voyageant, et si nous voyageons dans un pays qui n’est pas le nôtre, il faut alors savoir trouver le temps de cette acclimatation obligatoire en territoire de « l’autre ». Oui, c’est un passage obligé. C’est le B-A-BA de l’acculturation, de l’intégration. Certains disent : de l’assimilation !… Venir donc avec ses « gros sabots » en disant : « je suis comme je suis, et je le reste, et prenez-moi ainsi » n’est pas un principe qui fonctionne, et quel que soit le pays où l’on se rend. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille revêtir « l’habit artificiel » de ce que nous ne sommes pas. Mais tout doit se faire avec intelligence. La mini-jupe ou être nudiste sur les plages n’est pas de rigueur en Arabie Saoudite ou en Iran, le voile intégral non plus en France !

Il devrait y avoir par contre, et partout, une notion de justesse, entre un trop-découvert et un trop-couvert. Il devrait y avoir tout simplement du bon sens ! Le nudisme en France est « too much », ou d’ailleurs en règle générale cette excentricité de comportements tous azimuts pour soi-disant « l’ouverture » et la « modernité » comme le mariage homosexuel, ou d’aller faire pondre d’autres personnes pour soi-même, et j’en passe et des meilleures… Le voile intégral, ou pire, est tout aussi « bazaf » et absurde, ici comme là-bas !

Ah, les « repères », ce maître-mot qu’on ignore, par défaut de justesse et d’intelligence !

Alors, tant qu’on n’insufflera pas plus de justesse dans nos sociétés, c’est la fin ! C’est la fin de civilisation(s) ! Et c’est la fin des temps… si ça continue !

Tout comme la religion, tant ici que là-bas, dans celle-ci ou dans celle-là, cette perte de « repères » les abrutit, les asservit, les égare, les rend méchants. Ils ne savent même pas s’élever au rang supérieur ou suprême. Ils ne savent même pas vivre sans leur groupe d’appartenance de bas-étage. Ils ne savent même plus qui est Dieu, au fond ! Mais Dieu sait qui ils sont, attention ! L’avenir n’est d’ailleurs pas aux religions, mais à ceux qui les dépasse…

Oh, oui ! C’est la fin des temps… si ça continue !

Carole Martel El Mehdaoui

Femmes du Peuple

____________________

Voir Projet de Fondation Education ICSF (Identités Culturelles, Sociales et Familiales)

__________________________________________________________________________

« Que nos enfants grandissent dans une société plus juste… »

C’est un grand projet de société que je porte ! Une innovation.

Carole Martel El Mehdaoui2

__________________________________________________________________________

Publicités

Quand on fait des erreurs de chemin… le Bon Dieu vous écarte… Leçon pour Nicolas Sarkozy ! Et fin pour moi !

Par défaut

Quand on fait des erreurs de chemin…

le Bon Dieu vous écarte !…

Leçon pour Nicolas Sarkozy !

Et fin pour moi !

Nicolas-Sarkozy-ajuste-sa-kippa

L’avenir n’est pas aux religions, cher Président !

L’avenir est à celui qui les dépasse…

 

 

COPIE d’un de mes messages Facebook

La femme d’Obama ou Marine Le Pen, quand elles se déplaçaient en Arabie saoudite, s’habillaient de leur style occidental, pas comme les saoudiennes, les manches jusqu’au poignet ! C’est cela d’affirmer son identité ! Si Sarkozy porte la kippa, c’est son identité. Et il n’a pas à l’exprimer car les autres « communautés » en seront encore vindicatives dans les urnes… un jour… Vous comprenez ?… Je parle des musulmans qui l’ont « en travers » contre lui ! Et NS est un personnage public, représentant à vie de la France, prônant la laïcité, il n’a donc pas le choix que d’être neutre et juste… car la laïcité est comprise comme NEUTRALITE ! Et puis, un représentant national (en fonction ou ex, en public comme en privé, surtout si caméras et photographes derrière !) doit faire « honneur » à tous ! Alors pourquoi porter la kippa, et pas « l’habit musulman » et se mettant pied nu s’il rentre dans une mosquée ? Car c’est la coutume musulmane ! Puis, ce n’est pas seulement qu’il la porte lui-même, ce qui est plus grave, c’est qu’il dise que les juifs doivent être fiers de la porter dans la rue ! Il n’a pas à dire cela ! Et les musulmans, ils vont en penser quoi ?… On n’a pas à montrer des signes extérieurs religieux en France, cf tous les débats actuels !!!… Les musulmans en seraient privés, mais pas les juifs ? Non, NS n’a pas à dire d’être fiers de porter sa kippa dans la rue. Cela veut dire qu’il a déjà pris parti, dans la tête des musulmans, et qui lui en ont d’ailleurs toujours tenu rigueur… et dans les urnes !… Puis, si NS cherche à revenir, il a ses « réseaux » comme vous dites, et bien qu’il s’en serve ! Mais cela ne lui servira à rien ! Car je le répète, le meilleur « réseau » et le meilleur Conseiller, c’est le Bon Dieu, et il devrait le savoir ! Au bilan, NS se cherche manifestement alors qu’il est si simple de se trouver !

L’avenir n’est pas aux religions, cher Président !

L’avenir est à celui qui les dépasse…

Le mystère Sarkozy 1

Nicolas Sarkozy aura « grandi » et réussira quand il reconnaitra ses propres failles…

cropped-cropped-fdp-logo-fb11.png

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/11/28/31001-20141128ARTFIG00365-sarkozy-dieu-la-republique-et-les-religions.php

Sarkozy, Dieu, la République et les religions

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Devant les militants de Sens Commun, Sarkozy a évoqué longuement l’importance de la prière. Quel est le rapport de l’ancien chef de l’Etat avec la spiritualité ? Réponses avec Samuel Pruvot, auteur d’un livre à paraitre sur la question.


Samuel Pruvot est rédacteur en chef au magazine «Famille Chrétienne». Il est l’auteur de l’ouvrage François Hollande, Dieu et la République (Salvator, 2013). Il prépare un livre à paraitre aux éditions du Rocher en 2015 intitulé «Le mystère Sarkozy», sur le rapport de l’ancien chef de l’Etat aux religions et sa conception de la laïcité.


FigaroVox: Devant les militants de Sens commun, dont il n’est un mystère pour personne qu’ils soient en majorité catholiques, Nicolas Sarkozy a évoqué la grotte Chauvet et le rôle de la prière: «La prière a précédé la religion. C’est une constante de l’homme face au mystère.» L’ancien chef de l’Etat serait-il un mystique? Plus généralement, quel est son rapport à la spiritualité?

Samuel PRUVOT: Mais Nicolas Sarkozy est-il homme à choisir entre le calcul et la foi? «L’habileté n’est pas contradictoire avec la conviction!» explique le communicant Thierry Saussez qui l’accompagne depuis ses débuts. «Nicolas pense vraiment que la religion a sa place dans le champ social. Il se dit que ce n’est pas malhabile de faire un signe à la communauté catholique.»

Nicolas Sarkozy a beau être un fils de Mai 68, il sent confusément que le catholicisme joue un rôle particulier dans le modèle français.

Si la spiritualité de Nicolas Sarkozy est difficile à déchiffrer, elle existe. Elle a au moins la forme d’une interrogation lancinante. Une confidence du cardinal Barbarin, avant son retour en politique, laisse entrevoir une soif: «En écoutant Nicolas Sarkozy, plusieurs fois j’ai eu le sentiment qu’il était attiré par l’univers de la prière et du silence, sans l’avoir peut être véritablement découvert. De toute façon, pour chacun d’entre nous, c’est un combat spirituel…»

Brice Hortefeux souligne cette ouverture à la spiritualité. Sans plus. «Il n’a jamais été dans l’exaltation ou le militantisme. Il était plutôt adepte du pari de Pascal. ‘Je ne sais pas si Dieu existe mais, s’il existe, je veux savoir!’» Manifestement Nicolas Sarkozy poursuit sa quête…

Sur les conseils de Patrick Buisson, Sarkozy avait fait la tournée des lieux symboliques des racines chrétiennes de la France: à Domrémy, village natal de Jeanne d’Arc, sur le Mont Saint-Michel… Était-ce seulement de l’opportunisme électoral ou bien a-t-il selon vous une véritable sensibilité à la France chrétienne?

Nicolas Sarkozy ressemble aux personnages de Maurice Barrès dans son roman «Les Déracinés». Ces jeunes hommes, arrachés à leur Lorraine, rejoignent la capitale pour accomplir leur destin. Au risque de se perdre. La différence avec Nicolas Sarkozy, c’est que son histoire à lui commence par le déracinement. C’est un homme sans attache. «La France provinciale est une réalité complètement étrangère à Nicolas Sarkozy explique l’écrivain Denis Tillinac. Il ne sent pas le substrat rural de cette bourgeoisie moyenne regroupée autour de son clocher.» Pour autant, cet homme post moderne, balloté à tous les vents, cherche à se raccrocher aux branches. «Pour Nicolas Sarkozy qui ignore la France des profondeurs, le catholicisme est perçu comme un ancrage fondamental.»

Quand le magazine Famille Chrétienne lui demande en 2012 s’il est sincère en invoquant les racines chrétiennes de la France, le candidat se retranche derrière l’Histoire. «Je n’ai fait que rappeler une évidence. La France est une vieille terre chrétienne.» Nicolas Sarkozy a beau être un fils de Mai 68, il sent confusément que le catholicisme joue un rôle particulier dans le modèle français. Et que cette matrice est toujours féconde.

Plus généralement, quel fut son rapport aux catholiques durant son mandat? A l’inverse, comment le perçoivent les catholiques français?

Selon un sondage de l’hebdomadaire La Vie 79% des catholiques pratiquants ont voté pour lui. Sur des sujets sensibles comme l’euthanasie ou le mariage homosexuel, les catholiques savent faire la différence entre Hollande et Sarkozy.

Entre les catholiques français et Nicolas Sarkozy, c’est un peu je t’aime moi non plus! Une anecdote résume cet éternel rendez-vous raté. Nous sommes dans l’avion qui conduit le Président à Rome pour son discours du Latran. Le dominicain Philippe Verdin reçoit cet aveu: «les évêques pourront me demander ce qu’ils veulent pendant mon mandat. Ils auront tout ce qu’ils demandent!»

Cette déclaration d’amour restera sans suite. Le cardinal Barbarin éclaire ce paradoxe: «L’Eglise de France est une vieille dame de 18 siècles qui n’aime pas être brusquée et qui préfère qu’on la considère à bonne distance. Certaines approches trop attentionnées l’ont peut-être un peu décontenancée.» En off, un prêtre qui connait Sarkozy résume cette équation impossible. «Son style est aux antipodes de la culture épiscopale. Il fait peur à nos évêques qui sont dans la logique du consensus. De son côté, Nicolas Sarkozy veut des évêques courageux, des chefs. Il a été déçu par la tiédeur de nombre d’entre eux.» Cela dit, un évêque confie que 95% d’entre eux ont voté Sarkozy en 2012! Il en va de même des catholiques pratiquants. Selon un sondage de l’hebdomadaire La Vie 79% ont voté pour lui. Sur des sujets sensibles comme l’euthanasie ou le mariage homosexuel, les catholiques savent faire la différence entre Hollande et Sarkozy.

C’est Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, qui a créé en 2003 le Conseil français du Culte musulman. Quel rapport entretient-il avec l’islam?

Au départ, Nicolas Sarkozy ne connaît pas grand-chose sur l’islam. Il débarque place Beauvau avec une mission de Jacques Chirac. Faire exister le CFCM coûte que coûte en s’appuyant sur Dalil Boubakeur, le recteur de la grande mosquée de Paris. Nicolas Sarkozy va remplir sa mission avec une énergie extraordinaire.

Derrière l’objectif du ministre de l’intérieur menant à terme les efforts de ses prédécesseurs de gauche, il y a une ambition énorme. Nous trouvons la figure de Bonaparte. Celui qui présida, avec une main de maître, à la naissance du Consistoire pour la communauté juive. Nicolas Sarkozy veut être le Bonaparte de l’islam.

Il se lance dans la bataille sans états d’âme. Un conseiller chargé des cultes décrit un micmac incroyable: «Nous avons reçu 300 notabilités musulmanes… Chacun n’avait qu’un seul objectif: dire du mal des 299 autres!» Cela n’empêche pas le ministre de l’intérieur d’être à son aise. Même si la machine patine, elle sera capable un jour ou l’autre d’avancer au profit de la République.

Une autre question se pose. Quel est le rapport entre ce premier Sarkozy et celui qui tacle les musulmans de France en 2012? Jean-Marie Bockel, un catho de gauche qui fut un des ministres d’ouverture explique: «Nicolas Sarkozy a voulu cliver pour coller à la droitisation de l’électorat. Il est tombé dans le piège. Mais si on regarde lucidement la société française, la question de l’islam se pose. La situation n’est ni facile ni réjouissante…» Nicolas Sarkozy qui était parti avec la fougue d’un Napoléon s’est mis à douter avec Buisson.

Nicolas Sarkozy a été le premier candidat à l’élection présidentielle à se rendre à un dîner du CRIF. On le dit très proche et très apprécié de la communauté juive. Est-ce une réalité?

Nicolas Sarkozy a un grand père juif et un petit fils juif! Depuis Neuilly, Nicolas Sarkozy entretient des relations excellentes avec la communauté juive. Le grand rabbin Blum raconte comment le maire invitait chaque année les notables de la communauté à un repas casher. En 1994, Nicolas Sarkozy publie Georges Mandel, Le moine de la politique (Grasset) Mandel n’était pas un juif pratiquant. Mais il a été attaqué en tant que juif.

A la mairie de Neuilly, Nicolas Sarkozy est victime d’attaques antisémites. Sans revendiquer ses origines juives, il les assume. N’est-il pas parti avec Cécilia, à Salonique, sur les pas de son grand père Benedict Mallah? «Vous savez, confie Richard Prasquier, ancien président du Crif, l’horreur de l’antisémitisme, Nicolas Sarkozy a ça dans les tripes…»

Ce concept de laïcité « active », Nicolas Sarkozy en parlait déjà à Neuilly. Devenu Président de la République, il essaye de le mettre en pratique. Mais ses discours dérangent à la fois les catholiques et les anticléricaux.

Quand Nicolas Sarkozy découvre Yad Vashem, il se passe quelque chose de très fort. Un témoin raconte comment il l’a vu chercher les noms des juifs de Salonique…. Cette émotion percera au grand jour lors de son discours d’investiture en janvier 2007. «J’ai changé à Yad Vashem». Et il ajoute: «Je me souviens, au bout d’un long couloir, d’une grande pièce avec des milliers de petites lumières et des prénoms d’enfants prononcés à voix basse de façon interrompue. C’était le murmure des âmes innocentes.»

Considéré comme un ami d’Israël, Nicolas Sarkozy décevra en renonçant à faire entrer Israël dans la francophonie. «Il ne manquait pas de conviction se souvient Richard Prasquier. Mais la real politique a pris le pas… NS a estimé qu’il avait plus à perdre qu’à gagner avec les réactions hostiles du monde arabe. Il m’a donné l’impression désagréable d’une France impuissante.»

Dans son livre La République, les religions, l’espérance publié en 2004 aux Editions du cerf, Nicolas Sarkozy dresse les contours de sa vision des rapports entre la République et les religions. Sur quoi repose cette vision? Quelle est sa conception de la laïcité?

Nicolas Sarkozy déroge à une certaine laïcité à la française. Le frère Philippe Verdin, qui est à l’origine de son best seller explique: «Nicolas Sarkozy a une idée fixe. Il pense que la laïcité positive consiste à inventer de nouvelles relations entre l’Etat et la religion. Son côté bonapartiste lui fait dire que cela servira la République.

Ce concept de laïcité «active», Nicolas Sarkozy en parlait déjà à Neuilly. Devenu Président de la République, il essaye de le mettre en pratique. Mais ses discours dérangent à la fois les catholiques et les anticléricaux. Mgr Nicolas Brouwet, ancien curé de Saint Pierre de Neuilly commente: «Les catholiques ne se rendent pas toujours compte des difficultés réelles de la vie politique. La politique, c’est l’art du possible. On ne peut pas diriger un pays comme une équipe du Secours catholique! Il faut aussi mesurer le poids en France d’une pensée de gauche laïcarde…» Nicolas Sarkozy a louvoyé entre les opposants avant de passer à autre chose. Crise économique oblige.

cropped-cropped-fdp-logo-fb11.png

À Marseille, Sarkozy célèbre les «racines chrétiennes et juives de la France»

FRANCE-CHINA-PANDA-POLITICS

L’ancien chef de l’État a prononcé un discours ce lundi, devant plusieurs centaines de fidèles réunis dans la grande synagogue de Marseille, à l’invitation du Consistoire israélite de la ville.

À la veille de Yom Kippour, Nicolas Sarkozy a répondu à l’invitation du Consistoire israélite de Marseille. «Nous l’avons invité il y a quatre mois environ, il est un grand ami de notre communauté, explique au Figaro, Michel Cohen-Tenoudji, président du consistoire. C’est pour nous un honneur de l’avoir et un grand message d’amitié».

L’amitié, c’est assurément le fil rouge du discours de l’ancien chef de l’État prononcé ce lundi, devant plusieurs centaines de fidèles réunis dans la grande synagogue de Marseille. Rappelant comme il l’avait fait il y a sept ans, lors du discours annuel du Crif «la part juive de l’identité nationale», Nicolas Sarkozy a célébré dès le début de son discours les «racines chrétiennes et les racines juives» de la France. «La France doit être fière de ses racines», a-t-il appuyé, chaleureusement applaudi par la communauté.

Pour l’ancien président, ce fut d’ailleurs «une grande erreur, il y a quelques années de renoncer à inscrire les racines chrétiennes et juives de la France dans la Constitution européenne». «Un certain nombre d’Européens se sont sentis insultés», a poursuivi Nicolas Sarkozy, «par cette volonté de balayer l’espérance de ses parents et de ses grands-parents». Pour l’ex président, «personne n’est obligé de croire et personne ne doit être obligé de renoncer à son idéal et à son expérience».

La Laïcité, ce «n’est pas une punition»

Une manière d’aborder la question de la laïcité – «si mal comprise et si mal interprétée» – et de rappeler sa conception. «La laïcité, ce n’est pas une punition, ce n’est pas une interdiction, c’est la reconnaissance d’un droit pour chacun d’entre nous de croire ou de ne pas croire. Et si on croit, le droit de transmettre à ses enfants la religion que l’on tient de ses parents.

«Les religions ne sont pas l’ennemi de la République»

Nicolas Sarkozy

La laïcité, c’est la reconnaissance d’une liberté», a-t-il détaillé. «Les religions ne sont pas l’ennemi de la République», a insisté Nicolas Sarkozy. «L’ennemi de la République c’est le fanatisme ; les ennemis de la République ce sont les fanatiques», a-t-il développé en rendant hommage aux représentants des autres cultes présents pour cette cérémonie de vœux.

Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy a souligné que «venir dans une synagogue pour parler à ses compatriotes n’est pas une entorse à la laïcité», mais «la reconnaissance de l’apport des grandes religions culture française» et un message d’amitié pour «les juifs de France (qui) ont besoin de davantage de preuves que de discours». Un message adressé à Emmanuel Macron qu’il n’a pas cité. Le 4 septembre, le chef de l’État était venu à Paris présenter ses vœux de Rosh Hashana, le Nouvel an juif, à la communauté juive… mais sans prononcer de discours.

Juifs et Français

Pour Nicolas Sarkozy, les juifs de France n’ont d’ailleurs pas «à choisir entre les deux». «Aimer Israël et rester en France, voilà ce que nous vous proposons», a-t-il expliqué implorant les juifs de France à ne pas quitter l’Hexagone.

L’ancien chef de l’État a aussi encouragé «chaque juif de la diaspora» à contribuer à la paix au Proche-Orient et «à aider Israël». «Vous avez une responsabilité», a-t-il martelé, «celle d’aider sur le chemin de la paix». Soulignant que «la sécurité d’Israël était consubstantielle à l’équilibre du monde», Nicolas Sarkozy a aussi appelé à créer «les conditions pour les Palestiniens d’un État palestinien en paix». «Qui mieux que vous qui avez lutté pour avoir cette terre, l’État hébreu, qui mieux que les Juifs de France, qui mieux que vous peut le comprendre?», a-t-il interrogé, en soulignant qu’il était venu parler en «ami».

«Soyez fiers de ce que vous êtes, soyez fiers de votre culture, soyez fiers de votre culte, soyez fiers de porter une kippa dans la rue»

Nicolas Sarkozy, à Marseille

À l’issue de son discours, Nicolas Sarkozy a encouragé les juifs de Marseille et au travers d’eux les juifs de France, à être «fiers» de ce qu’ils sont. «Soyez fiers de ce que vous êtes, soyez fiers de votre culture, soyez fiers de votre culte, soyez fiers de porter une kippa dans la rue», a-t-il développé alors que les fidèles se levaient pour l’applaudir chaleureusement. «Soyez fiers de votre histoire», a-t-il ajouté avant de conclure: «Je suis fier d’être votre ami. Vous n’êtes pas seuls, vous ne serez jamais seuls. Vous êtes au cœur de l’identité française».

cropped-cropped-fdp-logo-fb11.png

Lorsqu’on n’emprunte pas la bonne route, on se plante de route… cher Nicolas !

cropped-carole-martel-el-mehdaoui-femmes-du-peuple14m