Au boulot, Carole ! Ambitieuse, pensez-vous ? Non ! certaine de mon coup !

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Moi qui avais dit que ce serait la der des der, et bien je l’ouvre encore !

Regardez ! Vous tous qui avez couru derrière Fillon… et bien seulement 28% en veulent pour la présidentielle ! C’est mal barré pour lui ! Ah, que les français sont perdus !

Je vous l’avais dit de toute manière : Fillon n’était qu’un mirage… pour dégager Sarkozy ! Et il ne gagnera jamais la Présidentielle. Il devait juste gagner la primaire.

Et, je vous rappelle tout de même qu’un gagnant à une primaire n’est pas un gagnant à une présidentielle !

Enfin, ce n’est pas tout à fait cela ! Fillon était juste là pour donner une leçon à Sarkozy. Une épreuve. Pour que Sarkozy reparte ensuite sur sa vraie route. Sur son vrai destin. A savoir celui où il devait se présenter en direct devant les français, et non passer par une primaire où jamais il n’aurait gagné de toute manière. Sarkozy a juste payé son erreur de stratégie. Il ne m’a pas écoutée. Il n’a pas écouté les gens qui le lui déconseillaient. Et il aurait dû de surcroît travailler autrement son image, sa communication… Ce qu’a fait Fillon, et c’est pour cela qu’il l’a emporté ! Tout est question d’image et de marketing dans la vie ! Travailler son image, entre autres : ce que je proposais d’ailleurs à Nicolas Sarkozy depuis des années… et donc s’entourer de meilleures personnes pour le conseiller, pour le guider.

Et puis, le projet. Les français veulent de l’innovation en fait, pas forcément du changement ! Voyez-vous juste la nuance ? Ils veulent du changement intelligent.

Donc, ce n’est pas fini pour Sarkozy ! Il a un boulevard devant lui, mais il ne le voit pas !

Il faut juste qu’il soit conseillé autrement ! Plus intelligemment !

Au boulot, Carole !

Ambitieuse, pensez-vous ?

Non ! certaine de mon coup !

Mais, Sarkozy n’écoute rien, c’est cela le problème ! Et on ne lui dit pas tout, non plus !

Vous savez, nous sommes entourés de « tartuffes de la politique », comme je les appelais avant, et malgré ses défauts et je suis la première à le critiquer, Sarkozy est un homme bien, avec de réelles compétences dont nous avons besoin. Il est le seul. Il est atypique.

Mais, croyez-vous que les autres « pignoufs » feraient mieux ? C’est blanc-bonnet et bonnet-blanc ! Et ce serait vous méprendre !

Il n’y a pas de droite ou de gauche. C’est fini ce temps-là.

Il y a des hommes. Il y a des femmes. Il y a de vraies personnalités.

Et puis, avec vos conneries, vos désirs de changements (et non, vos innovations !), vous ouvrez seulement la route à Marine Le Pen.

Vous perdez encore plus les français… et notre pays !

Dit vite fait, et quelque peu excédée. Parce que ras-le-bol de répéter !

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Carole Martel El Mehdaoui – Femmes du peuple

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#PRÉSIDENTIELLE François Fillon est favori en 2017 pour 55% des sondés, mais moins de 30% souhaitent sa victoire

Publié le 18/12/16

François Fillon en clairement le  favori de la présidentielle, à quatre mois de l’élection : 55% des sondés par l’Ifop pour le JDD pronostiquent la victoire du candidat du parti « Les Républicains » (LR).

Mais seuls 28% du panel souhaitent sa victoire. 10% des personnes interrogées souhaitent « tout à fait » la victoire du député de Paris, et 18% « plutôt ». 72% des sondés ne souhaitent pas la victoire dans cinq mois de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

72% des sondés estiment que François Fillon n’est pas assez attentif à leurs problèmes, indicateur en hausse de 9 points par rapport à novembre. Son programme est inquiétant pour 62% des Français interrogés, et même pour… 50% des sympathisants LR.

Sondage réalisé du 14 au 16 décembre en ligne et par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 987 personnes (méthode des quotas).

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/31402-presidentielle-francois-fillon-favori-sondes-moins-souhaitent.html

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Les 10 sentiments que nourrissent les Français contre le système à l’aube de 2017 (et leur conséquence)

Ce que l’on doit retenir de ce début de campagne présidentielle, c’est que les Français ont envie de « renverser la table ». Et cela s’est déjà traduit par une sorte de « révolution tranquille »…

18/12/2016
Eddy FougierPolitologue, chercheur associé à l’IRIS

Des électeurs lors du premier tour de la primaire de la droite à Nice, le 20 novembre 2016.

 

Ce que l’on doit retenir de ce début de campagne présidentielle, c’est que les Français ont semble-t-il envie de « renverser la table », pour reprendre une expression qui a été largement popularisée par différents candidats à la primaire des Républicains.

Cela s’est traduit jusqu’à présent par une sorte de « révolution tranquille » au terme de laquelle les Français, par leur vote lors de primaires ou leurs intentions de vote ou leurs opinions exprimées dans des sondages, ont éliminé de la présidentielle Cécile Duflot, Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Hollande. Jusqu’où cela pourrait-il aller? C’est tout l’enjeu du scrutin d’avril-mai prochain.

Comment peut-on l’expliquer? Cette aspiration à « renverser la table » semble être le résultat de dix sentiments particulièrement répandus au sein de la société française:

1. Le sentiment que les différents gouvernements qui se sont succédé ces dernières années sont dans l’incapacité à pouvoir maîtriser la plupart des grandes évolutions récentes (mondialisation, situation économique mondiale, montée en puissance des économies émergentes, exode fiscal, délocalisations, changement climatique, conflits au Moyen-Orient, chômage de masse, montée des inégalités et de la précarité, terrorisme, flux de réfugiés, montée des populismes, etc.), à influencer un certain nombre d’acteurs (marchés financiers, investisseurs, entreprises multinationales, Allemagne, etc.) et à agir pour répondre aux principales préoccupations des Français (chômage, pouvoir d’achat, sécurité, protection sociale, etc.). Cela génère à coup sûr chez les Français un sentiment global d’insécurité et d’impuissance.

2. Le sentiment que la situation, en particulier économique et sociale, s’est globalement dégradée ces dernières décennies et que le pays est en déclin avec la crainte insidieuse de se retrouver à un moment donné dans la situation économique catastrophique d’un pays comme la Grèce. Cela se traduit par un pessimisme généralisé et l’idée de plus en plus répandue selon laquelle les jeunes générations vivront moins bien que celles de leurs parents.

3. Le sentiment que les gouvernants et les politiques sont sourds aux préoccupations d’une large partie des Français et qu’il existe un grand décalage entre, d’une part, la façon dont les institutions officielles (comme l’INSEE) et les médias perçoivent la réalité et, d’autre part, ce que vivent les Français au quotidien. Cela vaut en particulier pour la hausse des prix, l’évolution du chômage, des inégalités ou de l’insécurité physique, le nombre d’immigrés, la situation des quartiers déshérités ou des zones périurbaines, etc.

4. Le sentiment que les disparités au sein de la société française sont de plus en plus grandes et que la situation actuelle ne profite pas à tous, mais seulement à des minorités. Un rapport publié en octobre 2016 par France Stratégie mentionnait six formes de disparités aux yeux des Français: entre riches et pauvres, ascension et déclin social, France de l’emploi et France du chômage, les jeunes générations et les autres, territoires prospères et territoires en déshérence et entre Français de différentes origines.

5. Le sentiment que la société française est totalement « bloquée » et le pays « irréformable ». Pour certains, cela s’explique par les lourdeurs administratives et bureaucratiques, le poids d’un certain nombre de corporatismes, la faiblesse du dialogue social, une culture intrinsèquement conflictuelle excluant toute forme de compromis et de consensus. Pour d’autres, cela correspond au sentiment selon lequel l' »ascenseur social » est totalement bloqué et que l’on ne peut rien obtenir sans relations et passe-droits, etc. Cela aboutit à l’idée de plus en plus partagée selon laquelle la solution la plus raisonnable est de partir s’installer à l’étranger. L’enquête Génération What?, dont les résultats ont été divulgués en décembre, montre ainsi que 71% des 210.000 jeunes interrogés seraient prêts à partir vivre à l’étranger.

6. Le sentiment que la démocratie ne fonctionne pas bien en France. Celui-ci est lié à une critique de la façon dont la démocratie représentative fonctionne en France (insuffisante représentation des femmes, des jeunes, des « minorités visibles » ou encore de certains courants politiques comme le Front national à l’Assemblée nationale, aspiration à davantage de consultations et de démocratie participative), d’un certain nombre de pratiques politiques (corruption, scandales financiers, affaires de mœurs, clientélisme) et de la façon de faire de la politique (communication et marketing politique, annonces non suivies d’effet, « peopolisation »).

7. Le sentiment que les politiques ne tiennent pas leurs promesses. Celui-ci s’explique par les différents « tournants » opérés durant les présidences en 1982-1983, en 1995 ou en 2013-2014 en rupture avec les engagements pris durant les campagnes électorales. Cette « trahison » est d’autant plus considérée comme telle par une partie des Français que ces tournants n’ont pas nécessairement porté leurs fruits, notamment en termes d’emplois.

8. Le sentiment que les élites politiques sont corrompues. L’enquête Génération What? indique ainsi que, pour 99% des jeunes, les hommes politiques sont corrompus. Cela va au-delà des pots-de-vin. C’est l’impression qu’il existe une collusion entre les intérêts économiques et politiques. Celle-ci se fonde sur le fait que, quelle que soit l’orientation politique du gouvernement, les réformes effectuées ou annoncées, et plus largement les politiques gouvernementales, sont perçues comme étant dans l’intérêt des entreprises, et non dans ceux des salariés, et que les Français ont eu l’impression lors de différentes crises (sang contaminé, « nuage de Tchernobyl », amiante, vache folle, Mediator, etc.) que les arbitrages de l’Etat et des autorités de régulation étaient systématiquement effectués au profit des intérêts économiques et au détriment de la santé des consommateurs.

9. Le sentiment que le pays est au bord de l’implosion suite à la vague d’attentats perpétrés depuis le mois de janvier 2015 avec un risque important d’affrontements intercommunautaires et interconfessionnels.

10. Le sentiment que les gouvernements sont incapables d’amener les Français à se projeter dans l’avenir de façon confiante et positive et qu’il n’existe plus de « contrat d’objectifs » commun entre les élites politiques, le monde économique et les Français. Durant la période des Trente Glorieuses, il y avait un accord au moins implicite entre les trois autour de l’objectif de modernisation du pays. Les Français le soutenaient d’autant plus que celui-ci se traduisait par une nette amélioration de leurs conditions de vie. Or, à partir du premier choc pétrolier et surtout des années 1980, les élites politiques et le monde économique ont promu d’autres objectifs, celui de l’accélération de l’intégration européenne (ouverture politique), de la globalisation (ouverture économique) et de la société multiculturelle (ouverture culturelle). Or, par crainte des réactions de l’opinion, les dirigeants politiques n’ont pas nécessairement recherché l’approbation des Français sur ces sujets. C’est ce que Philip Gordon et Sophie Meunier ont appelé la « mondialisation furtive ». Cela vaut aussi en grande partie pour l’intégration européenne ou la société multiculturelle.

Cela a donné aux Français le double sentiment selon lequel ils n’avaient pas été consultés sur ces questions et que ces différentes formes d’ouverture non seulement n’avaient pas nécessairement apporté les fruits annoncés (croissance économique, baisse du chômage, amélioration du niveau de vie, etc.), mais qu’elles sont plutôt à l’origine du déclin du pays et ne profitent qu’à quelques minorités.

http://www.huffingtonpost.fr/eddy-fougier/politique-presidentielle-10-sentiments-des-francais-contre-le-systeme/

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