Je vous ai dit, Monsieur Sarkozy, que seule ma stratégie sera la bonne pour vous !

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Je vous ai dit, Monsieur Sarkozy, que seule ma stratégie sera la bonne pour vous !

Avez-vous compris que vous vous fatiguez pour rien, parce que vous n’utilisez pas les bons outils ?

Avez-vous compris que quoi que vous fassiez, c’est essentiellement à cause de votre image, que rien ne marche pour vous ?

Alors que vous reste-t-il à faire ?

Mieux modeler votre image !

L’améliorer ! Lui rajouter quelque chose !

Et seule une « femme du peuple » vous aidera dans votre tâche !

Améliorez donc votre « marketing personnel », Monsieur Sarkozy, si vous voulez enfin la réussite !

Laissez-moi faire !

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Nicolas Sarkozy, les raisons d’une désaffection

Extraits

  • Fondateur de la société de conseils, d’analyses et de perspectives Cap, Stéphane Rozès invite à ne pas sous-estimer la question de « l’incarnation » de la fonction présidentielle.
  • le souvenir de sa désacralisation par Nicolas Sarkozy, facteur important de sa défaite en 2012 »
  • mais l’ancien président de la République n’a pas réussi à s’affranchir du rejet sur sa personnalité »

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http://www.la-croix.com/France/Politique/Nicolas-Sarkozy-les-raisons-d-une-desaffection-2016-11-03-1200800422

Alors que se déroule le 3 novembre le deuxième des trois débats avant le premier tour de la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy ne semble pas trouver le moyen de rattraper son retard sur Alain Juppé dans les sondages.

Forcément, son entourage clame partout que c’est faux. Mais Nicolas Sarkozy semble avoir du mal à donner un nouveau souffle à sa campagne pour la primaire présidentielle de la droite. Après un premier débat mitigé, coincé entre un Alain Juppé en retrait et un Jean-François Copé offensif sur le créneau commun de la « droite décomplexée », il va lui falloir se montrer plus convaincant lors du deuxième des trois débats avant le premier tour du 3 novembre.

« Nicolas Sarkozy avait réussi à la fin de l’été son entrée en campagne, analyse Martial Foucault, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences-Po. Le mois de septembre, durant lequel il a occupé l’espace sur les thématiques identitaires, lui a été très favorable. Tout s’est interrompu en octobre ».

> À lire : Nicolas Sarkozy cité dans plusieurs affaires

D’après l’enquête électorale du Cevipof, en partenariat avec Ipsos et Le Monde, l’écart entre les deux candidats en tête s’est ainsi resserré entre mars et septembre, jusqu’à atteindre la marge d’erreur (Juppé à 37 %, Sarkozy à 33 %). Puis, en octobre, les deux courbes se sont séparées (Juppé à 41 %, Sarkozy à 30 %). (1)

Incapacité à répondre aux attentes de l’électorat de droite

Le politologue l’explique par « le retour de l’affaire Bygmalion et l’incapacité de Nicolas Sarkozy à répondre aux attentes de l’électorat de droite sur une autre thématique prioritaire, l’économique et le social, sur laquelle il n’est pas parvenu à se renouveler, qu’il s’agisse de ses formules (« Travailler plus pour gagner plus ») ou de ses recettes du passé (la défiscalisation des heures supplémentaires) ».

Fondateur de la société de conseils, d’analyses et de perspectives Cap, Stéphane Rozès invite à ne pas sous-estimer la question de « l’incarnation » de la fonction présidentielle. « Sa fragilisation par François Hollande a eu comme effet collatéral de raviver chez les Français le souvenir de sa désacralisation par Nicolas Sarkozy, facteur important de sa défaite en 2012 », avance celui qui a travaillé avec les deux présidents successifs.

> À lire : Nicolas Sarkozy, le peuple contre les « élites »

L’enquête du Cevipof montre d’ailleurs que 61 % des personnes ayant l’intention de voter pour Juppé le font exclusivement ou entre autres pour barrer la route à un autre candidat. En clair : son concurrent principal. Ce chiffre n’est que de 38 % chez Sarkozy. « Sur l’appréciation de l’homme d’État, les deux font jeu égal, mais l’ancien président de la République n’a pas réussi à s’affranchir du rejet sur sa personnalité », conclut Martial Foucault.

Erreur stratégique

Le politologue note en outre que Nicolas Sarkozy « n’a pas réussi à s’installer comme le candidat le plus crédible pour gagner la primaire, puisque jusqu’à 20 % des électeurs ayant l’intention de voter pour lui ne pronostiquent pas sa victoire, contre 6 % seulement chez Juppé ».

Il aurait même commis une erreur stratégique en allant « toujours un peu plus loin pour s’adresser à la droite de la droite, oubliant que ce sont des primaires ouvertes de la droite et du centre ». Il est vrai, même si l’écart se resserre, qu’il reste en octobre le préféré des sympathisants LR (Sarkozy à 42 %, Juppé à 34 %). Sauf que ce scrutin ouvert à tous les Français lui a précisément été imposé afin de contourner les seuls militants ou sympathisants LR.

> À lire : Les candidats à la primaire de la droite

Attention, néanmoins, car rien n’est joué. « Au premier tour, ce n’est pas totalement perdu pour Nicolas Sarkozy, prévient Martial Foucault. D’une part, le favori peut craindre un effet de démobilisation. D’autre part, une erreur sur le potentiel de participation n’est pas à exclure. Mais Nicolas Sarkozy n’a aucune chance au second tour : ses réserves de voix sont quasi-nulles ». De fait, moins d’un tiers des votants pour François Fillon et Bruno Le Maire se reporteraient sur lui, contre plus de la moitié vers Alain Juppé.

Rester prudent

« C’est compliqué pour Nicolas Sarkozy, mais il faut rester prudent, confirme Stéphane Rozès. La primaire est un mécanisme issu d’une culture de gauche, où de la dispute naît la lumière. Il y a donc au sein du peuple de gauche une cohérence entre sondages et résultats. À droite, la culture est celle d’un chef légitime. Il n’est pas évident de demander au peuple de droite de départager des candidats à la candidature ». Bref, « une surprise n’est pas à exclure ». Forcément bonne pour les uns, mais mauvaise pour les autres.

Laurent de Boissieu

(1) Sondage réalisé du 14 au 19 octobre 2016 auprès d’un sous-échantillon de 1 217 électeurs certains d’aller voter à la primaire.

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