Sarkozy : « J’ai cru que je pouvais revenir. Je me suis trompé »… Quand on croit à quelque chose, on ne lâche pas, Monsieur Sarkozy !

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Sarkozy : « J’ai cru que je pouvais revenir. Je me suis trompé »

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A l’attention de Nicolas Sarkozy

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Quand on croit à quelque chose, on ne lâche pas, Monsieur Sarkozy !

Quand on croit à quelque chose, et que c’est « l’amour de sa vie » comme vous dites, on ne lâche pas, Monsieur !

Là où vous vous êtes trompé n’est pas dans le fait de revenir, mais comment il fallait revenir.

Je vous avais dit, entre autres, de ne pas passer par la primaire, mais de vous présenter directement devant les français et accompagné autrement, par une femme du peuple.

Vous allez donc revenir encore une fois, mais différemment cette fois.

Vous êtes désormais le nouveau candidat du peuple.

Vous n’êtes plus le candidat de la droite et du centre.

Oui, on vous a volé votre élection, parce que les classes populaires ne sont pas venues voter à la primaire de la droite et du centre.

Ceux qui sont venus à cette primaire n’étaient que les « privilégiés ».

Et le peuple est plus vaste encore… que les seuls électeurs de la droite et du centre !

Et on peut gagner une élection présidentielle, SANS PARTI POLITIQUE !

Utilisez une autre démarche !

Nous allons donc travailler sur cet aspect. Nous allons donc proposer un autre projet aux français. Et nous avons 6 mois… le même temps que pour François Fillon, dont, dit au passage, le programme et la personnalité du candidat ne convaincront pas la majorité des français, et dont la volonté de rassemblement échouera.

Quant à « on vous aime ou on ne vous aime pas », cela n’a aucune espèce d’importance, car vous le savez comme moi… le prochain qui va être « démonté par les médias » et qu’on ne va plus aimer bientôt, sera François Fillon. Il faut bien une tête de turc… pour occuper l’espace médiatique !

Proposez, vous, du renouveau.

Proposez, vous, quelque chose de nouveau. Quelque chose d’autre.

Proposez une innovation.

Vous avez été mal conseillé. Mal guidé.

Bien à vous.

Carole Martel El Mehdaoui – Femmes du peuple

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François Fillon, Candidat de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017

Nicolas Sarkozy, Candidat du peuple (Nouveau Candidat du peuple)

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http://www.lejdd.fr/Politique/Sarkozy-J-ai-cru-que-je-pouvais-revenir-Je-me-suis-trompe-827563

Buisson : « François Fillon, c’est la droite sans le peuple… » / Pour un « candidat du peuple », Monsieur Sarkozy, vous devez renouer maintenant avec le peuple, mais différemment !

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Buisson : « François Fillon, c’est la droite sans le peuple… »

Remplir les salles, ce n’est pas remplir les urnes. Il (Nicolas Sarkozy) a fait une campagne à contresens, grossièrement populiste, alors que l’électorat populaire n’était pas concerné par la primaire.

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Merci Monsieur Buisson, vous aidez grandement Nicolas Sarkozy !

Pour un « candidat du peuple », Monsieur Sarkozy, vous devez alors renouer maintenant avec le peuple, mais différemment !

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Patrick Buisson prévient Fillon : « Les catégories populaires ne sont pas allées voter »

>Politique|Propos recueillis par Nathalie Schuck|28 novembre 2016

Pour l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, la France sénatoriale et provinciale de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires, qui ne sont pas allées voter. Pour l’emporter en 2017, il doit impérativement sortir du ghetto des inclus et des privilégiés, s’il veut disputer l’électorat populaire à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon».

Propos recueillis par Nathalie Schuck
PolitiqueSarkozyFillonPatrick BuissonLa France

Patrick Buisson a été le conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy, avant leur rupture. Auteur de « La Cause du peuple » (Perrin), il porte un regard critique sur la primaire de la droite.

LE PARISIEN. L’élection à droite est un succès. C’est une bonne nouvelle pour la démocratie ?

PATRICK BUISSON. Non, car les partis se servent des primaires comme d’une procédure de relégitimation pour tenter de remédier à leur profond discrédit. Leur seul objectif est de conserver le monopole de sélection des candidats à la présidentielle.Les primaires accentuent la dérive vers le suffrage censitaire. Ne vont voter que les inclus, les catégories favorisées, les retraités. Ce qui ne fait qu’aggraver la crise de la représentation en renforçant le poids politique des classes privilégiées, alors qu’il faudrait rouvrir le jeu démocratique.

Si on vous suit, François Fillon, c’est la droite sans le peuple…

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle pour la droite. La bonne, c’est que la droite redevient la droite en se libérant partiellement de l’hégémonie idéologique de la gauche avec l’écrasante défaite de Juppé. La mauvaise, c’est que la droite ne semble pas en mesure pour l’instant d’élargir sa base sociologique. La France sénatoriale et provinciale de François Fillon n’est pas la France en souffrance des catégories populaires, qui ne sont pas allées voter. Pour l’emporter en 2017, il doit impérativement sortir du ghetto des inclus et des privilégiés, s’il veut disputer l’électorat populaire à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. C’est ce désenclavement sociologique qui a fait la fortune du gaullisme en 1947 avec le RPF, en 1958 avec le retour du Général et de Nicolas Sarkozy en 2007. C’est une équation très difficile à réaliser.

Quel conseil lui donneriez-vous ?

De sortir de sa contradiction qui est l’incompatibilité fondamentale entre libéralisme et conservatisme. Le risque pour Fillon, c’est d’être perçu comme le candidat du patronat et des classes dominantes, le candidat de la « mondialisation sauvage ». On voit bien l’espace carcéral symbolique dans lequel le FN et la gauche vont chercher à l’enfermer. Or, son succès s’explique par deux facteurs : il est apparu capable de restaurer la fonction présidentielle dans sa dignité et sa sobriété. Et il a attiré un électorat davantage préoccupé par l’abrogation de la loi Taubira que par la suppression de l’ISF. Croire que Fillon a été élu sur son programme économique est un contresens qui se paiera au prix fort. Le nom de l’ancien patron d’Axa, Henri de Castries, circule pour Bercy…Il circulait déjà du temps de Sarkozy. Je ne veux pas croire que s’il devait être élu, François Fillon enverrait un tel message de déséspérance au peuple français.

Fillon est-il vraiment le meilleur bouclier contre le FN ?

Il a été porté par un électorat conservateur et catholique qui n’était pas du tout tenté par le vote Le Pen compte tenu de ses positions sociétales. L’élection de Fillon ne dit rien sur le comportement des 20 millions d’électeurs de la « France périphérique » qui feront l’élection présidentielle. Et pour cause : ceux-là ne sont pas déplacés dimanche.

François Hollande peut-il encore se présenter ?

Il a le choix entre deux formes d’humiliation : être éliminé à la primaire socialiste, ou au premier tour de la présidentielle avec un score inférieur à celui de Jospin en 2002. C’est cornélien : on ne sait quelle est la pire ?

«Sarkozy a fait une campagne grossièrement populiste»

Pourquoi, selon vous, Nicolas Sarkozy a-t-il été évincé ?

Remplir les salles, ce n’est pas remplir les urnes. Il a fait une campagne à contresens, grossièrement populiste, alors que l’électorat populaire n’était pas concerné par la primaire. On a dit que c’était la ligne Buisson, mais je ne me reconnais absolument pas dans cette campagne caricaturale et vulgaire avec la double portion de frites, les Gaulois etc. La seule chose qu’il sait faire, c’est habiller avantageusement ses déroutes. Qu’il se donne à admirer ou à plaindre, c’est toujours Narcisse qui parle.

Vous pensez avoir contribué à sa défaite avec votre livre ?

Mon livre n’a fait que cristalliser un long processus antérieur. Avec Sarkozy , ce n’étaient pas les idées qui étaient décrédibilisées mais le médium qui était discrédité. Le Brexit, l’élection de Donald Trump.

Quel message les électeurs ont-ils envoyé ?

C’est une protestation du peuple au sens d’un demos qui réclame plus de démocratie. Du Brexit à Trump, le peuple a compris que la démocratie de la classe dirigeante avait pour objet de l’empêcher de se mêler de ce qui le regarde ! Il ne le supporte plus. On réduit cela par confort au racisme des petits blancs. Quelle erreur d’analyse , quel aveuglement. Arrêtons de prendre les gens pour des imbéciles.

« Pour la France, j’y vais quand même »… Chiche, Monsieur Sarkozy !

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« Pour la France, j’y vais quand même »

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Chiche, Monsieur Sarkozy !

D’autant plus que Fillon n’a pas eu le vote populaire, et vous aurez, vous, le vote populaire mais accompagné autrement, et en menant des projets bien nouveaux pour la France.

Là où on ne vous attend pas.

Et si vous me faisiez confiance ?

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Sarkozy y va «quand même» : un faux tract distribué à travers tout Paris

Blague à grande échelle.Les mystères de Paris (et d’ailleurs ? On ne sait pas encore) : un tract annonçant que Nicolas Sarkozy y va «quand même» en 2017 a été glissé, pendant la nuit, sur les pare-brise de très nombreuses voitures dans plusieurs arrondissements de la capitale. Avec une répartition du XVe au XIXe, donc du sud-ouest au nord-est de la ville, et vu le nombre de tweets qu’elle suscite, l’opération est d’une ampleur certaine. Elle n’est toutefois pas le fait de Nicolas Sarkozy lui-même, assure au Huffington Post son ancien coordinateur de campagne, Gérald Darmanin.

Sur le morceau de papier glacé que nous nous sommes procurés ne figure aucune indication autre que le compte Twitter de Sarkozy et le hashtag #toutpourlafrance, qui était son slogan de campagne. Ah, et aussi, il est écrit qu’il ne faut pas le jeter sur la voie publique.

Mise à jour à 10h40 : bien que cette adresse web ne se trouve pas sur le tract, certains ont testé jyvaisquandmeme.fr. Qui nous amène sur la page Wikipédia de la prison de Fleury-Merogis. Mais d’autres ont relevé que le nom de domaine a été déposé ce matin à 10 heures, donc après la découverte des tracts.

http://www.liberation.fr/direct/element/sarkozy-y-va-quand-meme-un-faux-tract-distribue-a-travers-tout-paris_52930/

ANTICIPER, C’EST GAGNER… Monsieur Sarkozy !

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ANTICIPER, C’EST GAGNER… Monsieur Sarkozy !

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Monsieur Sarkozy,

Depuis des années, je vous donne pourtant des conseils stratégiques, je vous guide sur votre route, je vous annonce des faits, et vous venez d’en vivre un particulièrement douloureux, par la perte de la primaire de la droite et du centre.

Parce que vous ne m’avez pas entendue !

Je vous remercie alors d’entendre désormais

QU’ANTICIPER, C’EST GAGNER !

Et ce que je vous raconte depuis toutes ces années, c’est justement POUR ANTICIPER.

DONC POUR GAGNER.

Détrompez-vous, et je vous le répète encore, nous n’en sommes qu’au 1er round !

Ce n’est pas fini.

Bien à vous.

Carole Martel El Mehdaoui – Femmes du peuple

« François Fillon divise et inquiète : il a 6 mois pour convaincre »… Donc le même temps pour Nicolas Sarkozy !

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« François Fillon divise et inquiète : il a 6 mois pour convaincre »… Donc le même temps pour Nicolas Sarkozy !

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Au boulot, Monsieur Sarkozy !

Vous devez créer une innovation, et suivre les projets que je vous donne.

Les classes moyennes et populaires, et les 35 millions d’électeurs qui restent, doivent être votre cible.

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Fillon n’y arrivera pas…

A rassembler.

L’heure de la reconquête a sonné pour Nicolas Sarkozy. C’est le 2ème round qui commence…

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L’heure de la reconquête a sonné pour Nicolas Sarkozy. C’est le 2ème round qui commence…

 

Monsieur Sarkozy,

Fillon n’est qu’un mirage.

Faites-moi confiance. Je vous le redis.

Il n’arrivera jamais à rassembler toutes les droites et à porter un message suffisamment convainquant pour 2017…

Regardez déjà « la tête » de Juppé à son endroit ! Il ne le soutient que « contraint et forcé », tout comme vous d’ailleurs ! Contraints tous deux par une charte ? « Au diable », les chartes !

Son élection récente à la primaire de la droite et du centre est juste un leurre, un vote par défaut, qui était seulement là pour vous dégager, vous, Monsieur Sarkozy.

Mais, les français n’en veulent pas de Fillon !

Présidentielle 2017 : 56% de Français ne sont pas disposés à voter pour François Fillon.

Les français ne savent d’ailleurs pas ce qu’ils veulent. Ils sont perdus.

Non, Fillon ne gagnera jamais la Présidentielle !

Et puis, Fillon n’est pas assez fort pour battre Marine Le Pen.

Son programme n’est pas le bon.

Et ce n’est pas avec seulement les retraités et les catholiques, ou une certaine droite conservatrice, qu’il va l’emporter !

Seul vous, pourrez battre Marine Le Pen, Monsieur Sarkozy ! 

Lorsqu’un premier round est perdu, il y a le deuxième, puis le troisième… Monsieur Sarkozy…

Et moi ce qui m’intéresse, c’est la fin de partie.

Et la fin de la partie ne sera pas celle que tout le monde croit.

C’est vous, Monsieur Sarkozy, qui serez Président de la République en 2017 !

Mais à une seule condition : raconter une autre histoire de vous aux français !

Et pour cela, faites-moi confiance.

Laissez parler les commentateurs !

Bien à vous.

Carole Martel El Mehdaoui – Femmes du peuple

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« Le champion de toutes les droites » ne sera pas François Fillon… mais Nicolas Sarkozy accompagné autrement vers une fin de partie heureuse !

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Article

Maintenant qu’est sorti du chapeau « le champion de toutes les droites »

La course qui mène au 7 mai 2017 est maintenant véritablement lancée et, sur la ligne de départ, le compteur de l’opinion dit que 56% de Français ne sont pas disposés à voter pour François Fillon.

Maintenant que la primaire de la droite et du centre est jouée, il n’est pas inutile de revenir sur le premier tour de ce scrutin dont le coup de théâtre reste aussi stupéfiant qu’inexpliqué. Car ce qui n’a pas été relevé, c’est que le résultat était écrit dans un sondage du vendredi 18 novembre, au lendemain du dernier débat réunissant les sept prétendants, soit deux jours avant le vote !

On ne s’est pas beaucoup interrogé finalement sur le score du premier tour de la primaire, inconcevable la veille du vote, qui a donné 44% des 4,2 millions de votants à François Fillon. D’autant que les analystes annonçaient qu’en cas de forte mobilisation de votants – la fourchette de participation était annoncée entre 2,5 et 4 millions –, le jeu s’ouvrirait plus largement et mobiliserait les périphéries de la droite.

Le résultat était écrit à l’issue du troisième débat, mais on ne l’a pas jugé crédible

La campagne de ces primaires s’est concentrée sur les seules deux figures jugées à même de l’emporter, au point d’occulter les coulisses. Le débat s’est d’abord concentré sur celui qui faisait le plus d’efforts médiatiques pour y parvenir, au point de devenir l’homme à abattre. Et dans les tous derniers jours, une incertitude a fait irruption, troublant le jeu à deux figé depuis des semaines, et installant l’hypothèse d’un troisième homme.

Le résultat sorti des urnes a pulvérisé les pronostics par l’ampleur des chiffres : une participation que personne n’osait pronostiquer à ce niveau, l’explosion en plein vol de celui qui paraissait le mieux armé politiquement, et la consécration du troisième homme sur un résultat qu’aucun analyste ne se serait risqué à parier.

Les analystes politiques ont manqué de perspicacité. Car ce qui n’a pas été relevé, c’est que le résultat était écrit noir sur blanc et publié le vendredi 18 novembre, au lendemain du dernier débat réunissant les sept prétendants, c’est à dire deux jours avant le vote !

Un sondage OpinionWay, pour Le Point, avait établi que parmi les personnes ayant l’intention de voter à la primaire, les réponses à la question « lequel des candidats vous a le plus convaincu ? » lors de ce troisième débat, donnaient dans l’ordre : Fillon recueillant 45 % de convaincus, Juppé 23 %, Sarkozy 20 %, NKM 3% [Soit, très précisément, le résultat du vote du 1er tour qui, pour rappel, donne : Fillon 44,1 %, Juppé à 28,6 %, Sarkozy 20,7 %, NKM 2,6%].

Preuve de l’importance de ce dernier moment de la campagne, les chiffres sur la crédibilité des candidats au moment des débats se sont trouvés confirmés par ceux de l’enquête « sortie des urnes » (sondage Harris-LCP, Public Sénat). En effet, les personnes qui se sont déplacées pour voter, ont été, à la sortie du bureau de vote, 47% à estimer que Fillon avait fait la meilleure campagne, 22% à penser que c’était Juppé, et 17% Sarkozy.

L’autre résultat majeur du vote, tout aussi massif, est l’éviction sans appel de l’ex Président de la République. Une proportion importante des électeurs a fait son choix avant tout pour faire barrage à Nicolas Sarkozy. Globalement, le vote anti-Sarkozy a été le fait de 42% des votants (électeurs ayant déclaré avoir voté surtout « pour que Nicolas Sarkozy ne gagne pas », selon enquête Harris pour LCP et Public Sénat). L’ampleur du rejet de Nicolas Sarkozy brouille en réalité le résultat de ce premier tour, au risque de donner aux deux derniers protagonistes restés en lice pour le second tour, des poids en nombre d’adhésion, qu’ils n’ont pas réellement eu.

D’où cette question restée jusque-là sans réponse évidente : comment s’est opéré le coup de théâtre et qui, finalement, a fait le roi de la primaire ?

Un basculement brutal, dans les derniers jours

Le sondage « sortie des urnes » révèle que les deux-tiers des électeurs de Fillon au premier tour se sont mobilisés pour voter dans les deux dernières semaines, alors que les deux-tiers des votants de Juppé, comme de Sarkozy, s’étaient décidé de longue date (Harris-LCP, Public Sénat). Il est clair que le basculement a eu lieu dans la foulée des deux derniers débats. Et il s’est opéré, alors que les votants eux-mêmes restaient persuadés de la victoire annoncée d’Alain Juppé (le sondage « sortie des urnes » indique que ceux qui venaient de voter et qui ne connaissaient pas encore les résultats, plaçaient toujours Juppé largement en tête du pronostic).

De fait, le premier tour de la primaire a suscité deux vagues de mobilisation. Comme le suggèrent les déclarations des votants qui ont précisé le moment où ils ont pris la décision de participer à la primaire, une première vague s’était constituée il y a plus d’un mois et avait établi les positions du duel au sommet entre Sarkozy et Juppé. Tout les opposant ; le débat était clairement posé, au sein de la droite comme pour l’ensemble des Français.

La seconde vague de mobilisation s’est levée après le second débat de la primaire pour porter en avant le choix Fillon. Pourquoi ? Comment ?

Un éclairage par la sociologie du vote s’impose. Bien souvent, et particulièrement dans les élections récentes dont les résultats ont déjoué les sondages, la lecture des cartes de répartition du vote suffit à éclairer la sociologie du positionnement électoral. Juppé a dominé dans ses terres du Sud-Ouest et parmi les urbains plus jeunes des grandes villes. Sarkozy a fait ses meilleurs scores dans le Nord, l’Est et le pourtour méditerranéen, et mobilisé les fractions modestes des votants de droite. Quant à Fillon, il réussit quelque chose de spectaculaire qui constitue le troisième fait majeur de cette élection. Il arrive en tête dans 87 départements, d’une manière remarquablement homogène : dans un très grand nombre de bureaux de vote son score est quasi identique au résultat national.

L’homogénéité des résultats sur le territoire est un mystère, assez unique en son genre. Mystère qui conduit à s’étonner, une fois encore, de la faillite des prévisions sondagières.

Pour autant, la configuration est bien différente des cas d’école qu’ont offert le Brexit comme l’élection américaine. Pour ces derniers, les explications sont à trouver dans les fractures territoriales qui conduisent à des votes radicalement opposés entre villes et couronnes suburbaines, entre territoires intégrés et territoires en déclin. Mais aussi par des convergences improbables entre des populations pauvres et des populations riches partageant la même aspiration au repli identitaire, le camp gagnant étant porté par une combinaison sociologique hétérogène difficile à cerner pour les prévisionnistes. Les échantillons nationaux des instituts de sondage, limités en taille, ont eu beaucoup de mal à les évaluer avec précision.

Mais s’agissant de la primaire de la droite et du centre, rien de tel, bien au contraire. Le niveau du vote en faveur de Fillon est tellement homogène que n’importe quel échantillon d’enquête au niveau national, si réduit soit-il, aurait été en mesure de l’estimer avec une bonne marge de précision. On doit admettre que les intentions de vote estimées par les sondages au cours de la campagne ont été subverties par la seconde vague de mobilisation des derniers jours. Seuls les tous derniers sondages ont pu la capter, mais les chiffres soudain à la hausse ont paru peu fiables et les analystes se sont réfugiés dans la prudence.

Même l’équipe de campagne du vainqueur a admis le soir du vote ne pas avoir vu venir l’ampleur du résultat !

Une catégorie sociologique étroite a fait le roi

Qui donc a fait le roi Fillon ? Les chiffres sont troublants, l’emballement du scenario tout autant. Faut-il y voir la mobilisation, « comme un seul homme », d’une fraction bien précise de la population répartie dans tout le territoire (Corse et Dom-Tom exceptés), qui aurait été mise en mouvement par un efficace activateur d’opinion ? Il est certain que les réseaux sociaux ont pris une part très active au labourage électoral dans la dernière ligne droite (la stigmatisation de « Ali Juppé », l’activisme des émules de la Manif pour tous, ont à coup sûr joué un rôle).

Résumons. La sociologie du vote, établie par les sondages de sortie des urnes, indique que les votants pour Fillon sont, plus que la moyenne, des hommes (63%), âgés et inactifs (56%), de catégorie socio-professionnelle moyenne et surtout supérieure (89%), dont la majorité habitent des communes urbaines de province, et se définissent comme étant de tradition catholique.

Les jeunes se sont peu sentis concernés par ce scrutin : parmi les votants, on ne compte que 19% de 18-34 ans. [Enquête Harris Interactive pour LCP et Public Sénat, réalisée en ligne le dimanche 20 novembre 2016, d’après un échantillon de 6062 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus dont 613 électeurs au 1er tour de la Primaire de la droite et du centre].

Finalement, la faction de la société qui a levé la vague en faveur de François Fillon serait une couche sociale assez nettement circonscrite : des possédants âgés, se revendiquant catholiques, concernés par la sauvegarde aussi bien de leurs intérêts patrimoniaux que de leurs valeurs ancrées dans le conservatisme. La primaire de droite a offert à cette catégorie sociale une opportunité de choix pour prolonger et traduire politiquement le mouvement social le plus significatif qui se soit développé en France ces dernières années, celui de la Manif pour tous, un mouvement qui a été qualifié par certains de « mai 68 de droite ».

Un véritable hold up de la primaire de la droite a été opéré par cette catégorie très ciblée, par ailleurs minoritaire, porteur de ce l’on pourrait qualifier de « réaction des possédants ».

Cette « réaction » voulait tout à la fois écarter un Sarkozy trop populiste, se prémunir de la déshérence sociale-démocrate vers laquelle Juppé est suspecté de pencher, et clamer son attente d’un programme radical (débarrassé du bonapartisme) qui fasse rempart au risque que représente le FN. Car sociologiquement, la coupure est forte entre la « réaction des possédants » et le « peuple » du FN. Alors que ce dernier attend la protection d’un chef qui le sauvera de la mondialisation qui l’étrille, la première attend que ses intérêts économiques et l’ordre moral qui la conforte soient défendus contre la dérive de l’Etat social multiculturel.

Une fraction aussi spécifique peut certes prendre d’assaut la primaire et faire d’un candidat son champion, à la surprise générale, y compris de l’intéressé. Mais de là à lui apporter la surface politique nécessaire pour l’emporter dans une élection présidentielle, il y a plus qu’un pas. Poussé par ses partisans dans le coin droit de la droite, fervent d’un libéralisme économique jamais mis en œuvre en France, adepte de la réaction morale qui, il faut bien l’admettre, prospère aujourd’hui dans nombre de pays développés, prônant la méthode expéditive dont rêve la droite (gouverner par ordonnance, en cassant le contre-pouvoir syndical), cultivant des alliances contre nature pour la tradition française (Poutine, Assad), sera-t-il en capacité de fédérer l’ensemble des Républicains, puis de convaincre une majorité de Français ?

Ce n’est pas, à coup sûr, le mouvement de la Réaction des possédants qui pourra l’accomplir. Mais la machine de la promotion médiatique est en marche et le relais déjà pris par le « système politico-médiatique », que d’aucuns nomment « establishment ». Il n’est que de voir comment le milieu des commentateurs politiques, de tous bords, tient pour acquit la victoire de François Fillon, combien de reportages s’emploient à établir la crédibilité de sa mue en présidentiable, tandis que peu de voix politiques dénoncent le coup de force de cette catégorie étroite qui a fait le roi pour la défense de ses seuls intérêts.

François Fillon va donc être paré des mérites de l’homme déterminé et austère, assumant sans réserve le vent de Réaction dont rêvent les classes possédantes de droite. Imaginons pareil scénario à gauche, qui verrait Mélenchon engranger 45% des voix, à la faveur de la mobilisation d’une catégorie particulière, la classe moyenne modeste en ascension, votant pour défendre ses intérêts et bénéficier d’un accélérateur de promotion sociale.

Fillon, comme Mélenchon, pourraient-ils être les rassembleurs de leur camp, sans en passer par une reformulation de leur programme, et des volte-face sur les mesures les plus intenables ? Comme cela s’esquisse déjà à travers plusieurs polémiques engagées lors des derniers débats de la primaire, comme celle sur l’adoption ou l’avortement.

La course qui mène au 7 mai 2017 est maintenant véritablement lancée et, sur la ligne de départ, le compteur de l’opinion dit que 56% de Français ne sont pas disposés à voter pour François Fillon. La France est ainsi partie pour renouer avec des clivages idéologiques musclés, qu’elle avait oubliés depuis le programme commun de la Gauche (soit 35 ans en arrière).

Est-on condamné à élire des figures politiques qui ne savent plus diriger avec autorité au nom de l’intérêt général et de la justice sociale et qui, de fait, ne gouvernent que pour satisfaire des catégories d’intérêt particulières ? Dérive de plus en plus fréquente à travers le monde dira t-on, dont les Français se croyaient prémunis. Mais n’était-ce pas une grande illusion que de se penser à l’abri de l’exacerbation et du choc des intérêts antagonistes ? Une illusion qui, de fait, coûte cher à la gauche et au centre et explique leur durable dépression.

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Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Nicolas Sarkozy… Et ce n’est pas fini pour lui !

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Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Nicolas Sarkozy…

et je suis la première à lui dire « ses quatre vérités »… lisez mon bouquin…

mais c’est le seul qui nous conduira au mieux vers les enjeux de demain !

Et ce n’est pas fini pour lui, je vous l’assure !

Les secrets sont dans « les dieux »… comme on dit !

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