Comment mettre Nicolas Sarkozy plus en phase avec le peuple ?

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Comment mettre Nicolas Sarkozy plus en phase avec le peuple ?

Adjoignez-lui une femme du peuple !

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http://www.atlantico.fr/pepites/francois-bayrou-attaque-violemment-nicolas-sarkozy-et-mepris-peuple-2865781.html/page/0/1

Extrait…

« J’affirme au contraire que ce peuple que Sarkozy n’a jamais approché, au milieu duquel il n’a jamais vécu, avec lequel il n’a jamais passé ni une semaine, ni un jour sans caméras, ni en une ferme, ni en un quartier ouvrier, ni en une famille d’enseignants, ni chez des artisans, le peuple chez nous, qui y sommes nés, qui y avons grandi et travaillé, le peuple n’est pas ce qu’il veut en faire.

François Bayrou attaque violemment Nicolas Sarkozy et son « mépris du peuple »

Dans un texte acerbe, le patron du Modem évoque entre lui et son rival, « un affrontement fondateur qui appelle à trancher d’une ligne politique et de l’avenir d’un pays. »

Charge inédite

Publié le 29 Octobre 2016
François Bayrou attaque violemment Nicolas Sarkozy et son "mépris du peuple"

C’est une charge dont François Bayrou n’a pas vraiment l’habitude. Attaqué par le camps Sarkozy, qui lui reproche son vote à gauche en 2012, le centriste s’est fendu d’un long texte très véhément à l’encontre de l’ancien chef d’Etat, sur Facebook. « On ne peut qu’être frappé par l’obsession Bayrou qui chez Nicolas Sarkozy, alors qu’il est en perdition devant Alain Juppé dans les sondages, a envahi tous les discours et toutes les émissions, et les tribunes signées de ses séides rameutés » a tancé le président du Modem.

« N’y aurait-il pas là en réalité un dangereux et révélateur aveu de faiblesse ? Et puis l’on réfléchit, et l’on se dit que si la question a pris une telle importance, c’est qu’elle doit couvrir un affrontement fondateur, une confrontation essentielle qui appelle à trancher d’une ligne politique et de l’avenir d’un pays. »

« J’appartiens aux trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche et qui ont voté contre le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy » rappelle-t-il. « Mon vote a eu un écho, un retentissement que j’assume. En 2007, j’avais voté blanc. Mais l’exercice des cinq années de mandat et la conduite de la campagne de 2012 m’ont convaincu, comme ces millions de compatriotes, qu’une réélection du président sortant ouvrirait la porte à des dérives encore accentuées et que nous ne voulions pas voir. » Et François Bayrou de détailler les « raisons » qui l’ont convaincu de voter contre Nicolas Sarkozy : « les atteintes graves et répétées aux principes de notre vie en commun, les abus de pouvoir et l’orientation de la campagne entièrement conduite pour opposer les Français entre eux (…)  qui sait où nous en serions arrivés si une réélection-surprise avait livré le pays à l’ivresse d’un succès construit sur tant de dérives ? »

« Mais l’affrontement ne porte pas sur le passé seulement, ce serait trop simple » renchérit François Bayrou. « En ce qu’il porte sur l’avenir, il est encore plus grave et plus profond. Comment quelqu’un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ? Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de « se taire », n’hésitant pas en un moment où la sécurité est menacée et la police déstabilisée à qualifier Bernard Cazeneuve de « ce qui nous sert de ministre de l’intérieur » ?

« J’essaie de comprendre ce qui sous-tend ce mépris, cette violence, cette perpétuelle exagération de caricature et j’y découvre des différences de conception qu’il convient d’assumer » poursuit le centriste. « C’est de la démocratie d’abord qu’il est question dans cet affrontement. Pour Nicolas Sarkozy, visiblement, la fin justifie toujours les moyens. Pour moi, je crois que les moyens utilisés, quand ils sont bas, contaminent le but qu’on prétend atteindre. Pour lui, le pouvoir est une domination, et la conquête des électeurs se paie par l’hystérie… C’est exactement le contraire de ce que je pense. »

Pour François Bayrou, « la ligne stratégique de Nicolas Sarkozy a constamment été, pour gagner des voix, pour mobiliser des foules d’électeurs autour de lui, de faire flamber la division dans son pays (…) Faire de la division du pays le principe de l’action présidentielle, c’est manquer à la mission première qui est d’assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les ordonner pour faire face aux tempêtes. C’est pourquoi, pour moi, un président qui n’est pas un rassembleur n’est pas un président (…) Qui peut prétendre que ce soit par le sectarisme, appuyé sur un parti politique agressif à l’égard de tout ce qui n’est pas strictement aligné sur ses ukases, donc par définition minoritaire, qu’un exécutif, quel qu’il soit, redressera le pays ? »

« En réalité, il y a dans cette vision un profond mépris du peuple.

Il y a une idée péjorative, une condescendance, une mésestime consciente ou inconsciente, pour le peuple considéré comme une troupe qu’il convient de mener par les plus bas des sentiments, ceux du rejet et de l’insulte, du fanatisme et de l’aboiement contre les boucs émissaires » lance le maire de Pau. « J’affirme au contraire que ce peuple que Sarkozy n’a jamais approché, au milieu duquel il n’a jamais vécu, avec lequel il n’a jamais passé ni une semaine, ni un jour sans caméras, ni en une ferme, ni en un quartier ouvrier, ni en une famille d’enseignants, ni chez des artisans, le peuple chez nous, qui y sommes nés, qui y avons grandi et travaillé, le peuple n’est pas ce qu’il veut en faire. Le peuple, contrairement à ce qu’il croit, n’est pas une masse qu’il convient de fouetter de passions et de prendre par le bas, par les instincts, par les mots qu’on jette avec un rictus, par l’excitation contre les boucs émissaires que l’on livre l’un après l’autre en pâture. C’est le contraire. »

Et de conclure : « Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement. Et c’est pour cette raison que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois. »

Un nouveau stratège pour se renouveler !

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Un nouveau stratège pour se renouveler !

Vous devriez alors faire appel à mes services en terme de stratégie et de renouvellement, Monsieur Sarkozy !

Cela s’appelle une nouvelle lumière, une muse !

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Car vous n’avez pas vu ce qui allait enfin vous renouveler,

et changer la donne pour vous !

Carole Martel El Mehdaoui – Femmes du peuple

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Extrait : « Tout ça a un air de déjà-vu, c’est la stratégie de 2012. Le problème de Nicolas Sarkozy quatre ans plus tard, c’est qu’il n’a pas trouvé un nouveau Patrick Buisson, un nouveau stratège pour se renouveler. »

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Primaire de la droite : Nicolas Sarkozy use de ficelles largement usées

ÉDITO – L’ancien chef de l’État ne parvient pas à inverser prendre la tête devant Alain Juppé. Sa dernière stratégie : ne pas croire les sondages.

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, le 5 septembre 2015 à La Baule
L’Edito Politique – Primaire de la droite : Nicolas Sarkozy use de ficelles largement usées – RTL | Durée : 03:35 | Date : 28/10/2016

Le coup d’éclat, l’attaque frontale, le clivage…Ça ne marche pas ou pire… ça ne marche plus. Dans ses meetings, les afficionados ressortent ravis, mais les Français, lorsqu’ils sont interrogés, montrent plutôt qu’ils sont lassés de tous ces effets de manches. L’histoire des Gaulois, le candidat du peuple contre les élites, contre le système, les référendums, ça ne fait plus recette. Tout ça a un air de déjà-vu, c’est la stratégie de 2012. Le problème de Nicolas Sarkozy quatre ans plus tard, c’est qu’il n’a pas trouvé un nouveau Patrick Buisson, un nouveau stratège pour se  renouveler. Il y a un autre point commun avec 2012. 

Ces derniers jours, Nicolas Sarkozy montre aussi quelques faiblesses. Interrogé sur ce qu’il ferait en cas de duel, Marine Le Pen / François Hollande au second tour, jeudi, il répond, presque en marmonnant, qu’il voterait pour le Président sortant. Normalement il n’aurait jamais répondu à cette question, il aurait dit que cette hypothèse n’existe pas puisque c’est lui qui va l’emporter. Là, il y a un doute. Autre exemple : « Dès l’instant où je ne serai plus là, les médias vont déchiqueter Alain Juppé », a-t-il confié à Paris Match cette semaine. Il envisage donc sa défaite et en parle. La dernière fois qu’il l’a fait, c’était aussi en 2012 et on sait ce qu’il s’est passé.

Le 20 novembre s’il neige, les gens qui m’aiment viendront voter. Ceux qui aiment Juppé ne se déplaceront pas

Nicolas Sarkozy

Tout n’est pas vraiment perdu. Il y a encore quelques incertitudes dans cette campagne de la primaire de la droite et du centre. On ne sait pas encore si les attaques du camp de Nicolas Sarkozy contre François Bayrou vont avoir un effet sur les militants et les sympathisants. L’épouvantail Bayrou, vous savez, c’est le leader du Modem qui risquerait de dicter ses choix au maire de Bordeaux et de ramener la droite à des compromis avec le centre. Ce serait encore un quinquennat pour rien. Nicolas Sarkozy a prévu de dire 150 fois le nom de François Bayrou lors de son meeting dans 15 jours à Bordeaux. Il a aussi prévu d’interpeller Alain Juppé sur son ami de Pau lors du prochain débat.

Est-ce que ça va marcher ? Il est tôt pour le dire mais l’autre inconnue est bien plus importante dans cette campagne. C’est la seule petite lueur d’espoir de Nicolas Sarkozy et de tout son entourage. Il s’agit des sondages. Ses proches se sont fait une raison. Ce n’est pas un deuxième, puis un troisième débat, entrecoupé de 3 meetings par semaine qui feront bouger ses mauvais chiffres. Le dernier espoir, la seule stratégie de campagne de l’équipe de Nicolas Sarkozy, c’est de croire que tous les sondeurs se trompent, tous sans exception. Ils seraient incapables de mesurer qui ira vraiment voter. Là encore, c’est Nicolas Sarkozy qui l’a confié : « Le 20 novembre s’il neige, les gens qui m’aiment viendront voter. Ceux qui aiment Juppé ne se déplaceront pas ». Quand on invoque la météo les jours de scrutins c’est que l’on est rarement en bonne position.

Ceux qui entourent Nicolas Sarkozy font un calcul très simple. Au soir du premier tour, si Nicolas Sarkozy est second, c’est foutu, il sera battu. En revanche s’il arrive en tête tout sera encore possible. Dans ce cas d’ailleurs, l’ancien chef de l’État leur a promis d’accélérer et de se démultiplier. Il envisage même de tenir deux meetings par jour, tous les jours, entre les 2 tours. Accélérer et accélérer encore… C’est encore la campagne de 2012, la même stratégie. En 2012 ça n’a pas marché.

http://www.rtl.fr/actu/politique/primaire-de-la-droite-nicolas-sarkozy-use-de-ficelles-largement-usees-7785486746

Quand vous aurez enfin compris pourquoi ça ne peut pas marcher pour Nicolas Sarkozy !

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Quand vous aurez enfin compris pourquoi ça ne peut pas marcher pour Nicolas Sarkozy !

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http://www.purepeople.com/article/carla-bruni-et-nicolas-sarkozy-plus-complices-que-jamais-face-a-l-adversite_a207687/1

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Pour Buisson, le « problème » de Sarkozy, c’est Carla Bruni : son diagnostic est juste

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1244389-pour-buisson-le-probleme-de-sarkozy-c-est-carla-bruni-son-diagnostic-est-juste.html

Extraits…

Stratège électoral, Buisson est aussi un formidable communicant. En deux images, il donne corps à sa théorie d’un Sarkozy victime de Carla qui le pousse loin du peuple.

Le problème de Sarkozy, c’est le peuple

Le problème de Sarkozy, c’est le peuple. Le vrai peuple. Le petit peuple. Le peuple des classes moyennes. Le peuple des ouvriers. Le peuple des salariés. Ce peuple de gauche que la gauche a abandonné mais qu’il est incapable de rattraper.

Et dans notre Ve République à quinquennat, où le poids de la personne dépasse ce que devrait être la raison politique, cela ne peut pas ne pas engendrer une réaction de rejet.

Il a été, il est et il restera son pire ennemi

Buisson augure juste quand il dit que ce personnage là, tel qu’il est aujourd’hui, pris dans une contradiction entre ce qu’il est et ce qu’il dit, ne peut pas être réélu président de la République.

On en revient à l’axiome incontournable sur lequel se doit de reposer toute analyse du personnage Sarkozy : il a été, il est et restera son pire ennemi.

Avant la présidentielle de 2007, [Nicolas Sarkozy] formait un couple politique avec Cécilia. Tout était tendu vers un seul but : la conquête du pouvoir. Aujourd’hui, son problème, c’est Carla : elle l’éloigne trop du peuple et le pousse à l’hédonisme.

« Nicolas Sarkozy ne parviendra pas être de nouveau élu président de la République. »

Publié le 26-09-2014
 

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Editorialiste invité

LE PLUS. Le « problème » de Nicolas Sarkozy, c’est Carla Bruni. C’est ce que laisse entendre Patrick Buisson, dans les colonnes du « Point » cette semaine. L’ancien conseiller estime qu’elle exerce une mauvaise influence sur son mari, et fragilise son image auprès du peuple, ce qui va l’empêcher d’être réélu président. Et s’il avait raison ?

Par notre chroniqueur Bruno Roger-Petit.

Nicolas Sarkozy en meeting à Lambersart, le 25 septembre 2014 (P. HUGUEN/AFP).

Conseiller déchu (la vie politique n’est plus qu’un cimetière peuplé de conseillers déchus ces temps-ci), Patrick Buisson règle quelques comptes avec Nicolas Sarkozy. C’est à lire dans « Le Point » de la semaine.

L’ex-Raspoutine sarkozyste délivre son oracle : l’ancien président ne deviendra pas le nouveau président. Sarkozy 2017 ne sera pas la répétition de Sarkozy 2007. La tragédie ne deviendra pas farce. Sarkozy échouera dans sa reconquête du pouvoir.

Selon Buisson, Sarkozy est lesté d’un handicap insurmontable : son épouse, Carla Bruni.

L’augure de Buisson n’est pas à prendre à la légère

Le diagnostic de Buisson est sans appel :

« Avant la présidentielle de 2007, il formait un couple politique avec Cécilia. Tout était tendu vers un seul but : la conquête du pouvoir. Aujourd’hui, son problème, c’est Carla : elle l’éloigne trop du peuple et le pousse à l’hédonisme. »

Et d’ajouter, exemples à l’appui :

« Après lui avoir offert une montre Patek Philippe à 40.000 euros, voilà qu’elle l’emmène voir la pièce de théâtre de Bernard-Henri Lévy début septembre ! Quelle belle entrée en campagne pour la présidence de l’UMP ! »

L’augure de Patrick Buisson n’est pas à prendre à la légère. Quelques mois avant les élections municipales de Paris, il avait annoncé que Nathalie Kosciusko-Morizet serait battue parce que complètement décalée avec l’électorat populaire de l’Est parisien. Il avait raison. Il a eu raison.

L’homme est un bâtisseur de stratégie électorale détestable, il n’en demeure pas moins l’un des meilleurs connaisseurs de la situation de l’opinion française.

De l’art de détruire un plan média en une formule

Stratège électoral, Buisson est aussi un formidable communicant. En deux images, il donne corps à sa théorie d’un Sarkozy victime de Carla qui le pousse loin du peuple.

Citer la montre Patek à 40.000 euros et la soirée people au théâtre pour y aller voir la pièce de Bernard-Henri Lévy, c’est l’assurance de réactiver l’image d’un Sarkozy « bling bling », parvenu et cynique, people et mondain, superficiel et déraciné. En langage buissonien, on dira que c’est le retour du Sarkozy rastaquouère qu’une partie non négligeable de la France de droite ne supportait pas.

Buisson est par ailleurs habile, qui rapporte dans son propos deux faits qui se sont produits, l’un en 2008 (la montre Patek), l’autre il y a quelques jours (la pièce de BHL). En un instantané, il relie l’insupportable Sarkozy de l’Élysée au Sarkozy « changé » de ces derniers jours. De l’art de détruire un plan média en une formule.

La Patek à 40.000 euros et la pièce de BHL ne sont pas le genre d’anecdotes qui détournera de lui les hordes de militants UMP fanatisés, et que ce style de vie fait rêver. En revanche, cela écœurera des pans entiers de l’électorat populaire qui ne vote plus à gauche, s’abstient et surtout vote Marine Le Pen.

Le problème de Sarkozy, c’est le peuple

Le problème de Sarkozy, c’est le peuple. Le vrai peuple. Le petit peuple. Le peuple des classes moyennes. Le peuple des ouvriers. Le peuple des salariés. Ce peuple de gauche que la gauche a abandonné mais qu’il est incapable de rattraper.

Dans son discours de Lambersart, uniquement adressé aux bourgeoisies réactionnaires (petite, moyenne, grande) qui représentent 30% du pays, il s’est échiné pour leur complaire à taper sur les petits, les faibles, les invisibles, les pauvres, les démunis et les « assistés ».

Haro sur les fonctionnaires, ces privilégiés ; les titulaires du RSA, ces fainéants ; les immigrés, ces profiteurs ; les chômeurs, ces assistés ; les ouvriers, ces sales congés payés ; les syndicats, ces inutiles. Tout ce que les bourgeoisies françaises peuvent haïr sans risque, parce que sans protection, a été offert en sacrifice à Lambersart.

On a ainsi pu entendre l’incroyable personnage dénoncer les congés payés et les vacances comme on ne l’avait plus entendu depuis l’instauration des deux premières semaines de congés payés en 1936.

Et tout cela alors que lui-même, depuis deux ans et demi, ne travaille pas, ne fait rien, joue les VIP dans les soirées mondaines et se contente de donner, ici et là, des conférences à 100.000 euros de l’heure. Et tout cela sans parler du statut de retraité de luxe que lui consent la République (traitement, locaux etc…) sans aucune contrepartie.

Patrick Buisson vise juste

L’électorat populaire tenté par le vote FN ne peut pas ne pas noter la contradiction entre ce qu’est le candidat Sarkozy pour lui-même et ce qu’il dit pour les autres.

Et dans notre Ve République à quinquennat, où le poids de la personne dépasse ce que devrait être la raison politique, cela ne peut pas ne pas engendrer une réaction de rejet.

Nicolas Sarkozy peut taper sur Marine Le Pen tant qu’il peut, compte tenu de ce qu’il est, il est dans l’incapacité de faire voter pour lui cette partie de l’électorat FN, volatile et diverse, qui déjà en 2012 a refusé de le reconduire à l’Élysée.

Buisson tape juste quand il dénonce ce Sarkozy hédoniste, jouisseur, égoïste et paresseux. Buisson pointe juste quand on voit Sarkozy s’en prendre, avec sa Patek à 40.000 euros au poignet, aux privilégiés du RSA qui se la coulent douce avec leurs 540 euros mensuels.

Buisson vise juste quand il souligne l’hallucinant décalage entre la vie de ce candidat, entre luxe et volupté, et qui promet aux plus faibles qu’ils vont travailler plus pour gagner encore moins.

Buisson cible juste quand il pointe la faiblesse ontologique de Sarkozy, qui ne parle qu’aux riches, à l’exclusion de tous les autres.

Il a été, il est et il restera son pire ennemi

Buisson augure juste quand il dit que ce personnage là, tel qu’il est aujourd’hui, pris dans une contradiction entre ce qu’il est et ce qu’il dit, ne peut pas être réélu président de la République.

On en revient à l’axiome incontournable sur lequel se doit de reposer toute analyse du personnage Sarkozy : il a été, il est et restera son pire ennemi.

Et si l’on voulait une preuve, pour appuyer encore le jugement de Buisson, que Nicolas Sarkozy demeure, envers et contre tout, l’homme du « Faites ce que je dis mais que je ne fais pas », il suffit de citer la conclusion de son discours de Lambersart :

« L’individualisme exacerbé a clairement montré ses limites, maintenant c’est terminé ! »

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Buisson : « Nicolas Sarkozy, son problème, c’est Carla »

Buisson : "Nicolas Sarkozy, son problème, c'est Carla"
Nicolas Sarkozy et Patrick Buisson. (LIONEL BONAVENTURE MIGUEL MEDINA/AFP) 

La saillie est signée Patrick Buisson, conseiller de l’ombre de l’ancien chef d’Etat, qui estime qu’il ne « sera pas de nouveau élu président ».

« Nicolas Sarkozy ne parviendra pas être de nouveau élu président de la République. » Le scud est tiré par Patrick Buisson, ancien proche conseiller du nouveau candidat à la présidence de l’UMP.

Patrick Buisson veut prouver, dans « le Point » du jeudi 25 septembre, qu’il a retrouvé « sa liberté de parole ». Il assène :

Avant la présidentielle de 2007, [Nicolas Sarkozy] formait un couple politique avec Cécilia. Tout était tendu vers un seul but : la conquête du pouvoir. Aujourd’hui, son problème, c’est Carla : elle l’éloigne trop du peuple et le pousse à l’hédonisme. Après lui avoir offert une montre Patek Philippe à 40.000 euros, voilà qu’elle l’emmène voir la pièce de théâtre de Bernard-Henri Lévy début septembre ! »

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BRÛLOT

L’obscénité présidentielle de Sarkozy racontée par Patrick Buisson

http://www.marianne.net/obscenite-presidentielle-sarkozy-racontee-patrick-buisson-100246648.html
Dans un livre explosif à paraître ce jeudi 29 septembre, Patrick Buisson, l’ancien conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy, décrit un homme complètement obsédé par l’image qu’il renvoie, qu’il s’agisse de son couple, de la gestion des manifestations ou même du physique de ses ministres…
Patrick Buisson flingue Nicolas Sarkozy dans son livre. – SIPA/montage Marianne

Depuis longtemps, on savait Nicolas Sarkozy sujet à de fâcheux mouvements de girouette dans ses prises de position publiques. Dans un livre à paraître ce jeudi 29 septembre, son ex-conseiller Patrick Buisson, congédié en 2014 pour cause d’enregistrements intempestifs, décrit rageusement le pendant privé de cette stratégie de l’affichage permanent. publie ce mardi des extraits de La Cause du peuple(Perrin), cet ouvrage de 464 pages où l’on découvre un Sarkozy obsédé par son image personnelle.

Patrick Buisson décrit ainsi un président de la République s’enquérant avec insistance des effets dans l’opinion de son escapade à Louxor avec sa nouvelle compagne Carla Bruni, en décembre 2007. « En pleine lune de miel, il sembla frappé d’une incontinence du moi plus grave qu’à l’ordinaire », flingue l’ex-éminence grise. Buisson raconte cet appel inquiet de Nicolas Sarkozy à l’époque : « Y a-t-il des photos ? »Carla Bruni insiste : « Elles sont comment, les photos ? » Et deux jours plus tard, le chef de l’Etat interroge encore son conseiller : « Crois-tu que notre histoire à Carla et à moi aura un impact favorable sur le moral des Français ? »

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Carla Bruni obsédée par l’argent, selon Patrick Buisson

 http://www.ndf.fr/nos-breves/28-09-2016/carla-bruni-obsedee-par-largent-selon-patrick-buisson/

Patrick Buisson flingue le couple présidentiel dans son dernier livre « La cause du peuple » (Perrin), dont l’Express publie quelques extraits ce mercredi. En plus de révéler que Nicolas et Carla Sarkozy sont obnubilés par les photos d’eux qui paraissent dans la presse, il décrit une Carla Bruni dont le seul objectif serait de gagner toujours plus d’argent…

On se souvient tous des contrats mirifiques dans le secteur de la mode remportés par l’ex-mannequin – dont celui de la marque de luxe italienne Bulgari en 2014 pour plus de 2 millions d’euros – il y a quelques années. Et depuis son départ de l’Elysée, Carla Bruni n’a jamais été aussi riche… C’est pour cela qu’elle verrait d’un mauvais oeil la candidature de son mari à la présidentielle de 2017. L’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy n’est pas tendre avec elle à ce sujet : selon lui, Carla Bruni, avec sa « crucifiante litanie comptable d’un manque à gagner que rien ne pourrait totalement combler quoi qu’il arrivât », passerait son temps à se plaindre des contrats « mirifiques » qui lui échappent depuis qu’elle a épousé Nicolas Sarkozy, et encore plus depuis le retour de ce dernier dans la sphère politique en vue de 2017. Apparemment, être femme de président, ça ne vaut pas tous les contrats du monde…